Flash Culturel de vos Conférenciers :
Le Commandant Jean Marie Homet et Christian Furia






Un Monde à Découvrir - Albanie • Monténégro • Calabre
Au cours de ce périple à travers ces mers, de la Ligurie à l’Adriatique, vous aurez droit à une multitude de découvertes ou de redécouvertes.
Vous allez plonger dans les racines de notre humanité et découvrir les témoignages curieux et étranges de l’Albanie et du Monténégro mais aussi la Calabre dont les patrimoines inestimables sont les éloquents témoins... tout en ayant également à l’horizon les splendeurs du Stromboli, de l’Etna, des Bouches de Kotor et beaucoup d’autres...
C’est un tout un monde qui s’offira à vous : un Ancien Monde et un Nouveau Monde au cours de cette croisière à bord du Ms Berlin entre le 6 et le 15 Octobre 2014.

 





 

Un monde à découvrir Albanie, Monténégro, Calabre

 

Parmi la dizaine de Mers qui forment la Méditerranée, trois d’entre elles sont parmi les plus merveilleuses et les plus surprenantes par leur nature volcanique très tourmentée et leur histoire d’une infinie richesse. La Thyrénienne et ses îles mythiques est aux origines des plus brillantes civilisations, celles des Etrusques, des Grecs des glorieuses époques archaïques et classiques, des Carthaginois héroïques mais vaincus,, des Romains triomphants, et plus proches de nous des grandes réalisations de l’âge baroque.

La mer Ionienne qui a vu passer tant et tant de sillages multiples porteurs de dieux illustres, de héros, de génies en tout genre, a été le berceau de ce que les Anciens eux-mêmes appelaient «La Grande Grèce». Plus tard elle a accueilli sur ses rivages tournés vers le Sud ou le Levant beaucoup d’autres civilisations brillantes et grandioses. Le patrimoine de la Sicile et de la Calabre en sont les éloquents témoins, même les fonds marins possèdent d’inestimables trésors, aujourd’hui en partie sauvés des eaux, comme les Bronzes de Riace. Quant à l’Adriatique, si chère à Napoléon, souvent appelée «Le grand Golfe de Venise», elle est depuis des millénaires un foyer culturel d’une extraordinaire vitalité, un lieu de convergence de tout un monde du Nord et du Sud, de l’Orient et de l’Occident, des Empires Latins et Byzantins, des Chrétiens et des Ottomans, des Vénitiens et des Turcs. Ses rives possèdent un patrimoine exceptionnel, vestiges de tous ces siècles d’histoire tourmentée.

Alors notre Voyage, notre périple à travers ces mers, de la Ligure à l’Adriatique, va nous permettre une multitude de découvertes ou de redécouvertes. nous allons parcourir toute la Tyrhénienne, passant de l’Archipel Toscan à celui des Iles Eoliennes. Nous allons franchir le fabuleux Détroit de Messine avec le souvenir d’Ulysse et gagner à l’orée de l’Adriatique le détroit d’Otrante, lui aussi riche de tant d’histoires souvent méconnues. C’est tout un monde qui s’offrira à nous, un Ancien Monde et un Nouveau Monde. Nous allons plonger dans les racines de notre humanité et découvrir les témoignages curieux, étranges de l’Albanie contemporaine, terre d’exception dans l’accord entre orthodoxes et musulmans. Au cours de ce voyage culturel nous aurons aussi à l’horizon les splendeurs du Stromboli, de l’Etna, des Bouches de Kotor, et beaucoup d’autres. C’est un périple unique entre Orient et Occident du pied des Alpes Maritimes à celui des Balkans, d’une mer à l’autre tout en restant au coeur de notre «Mère» Méditerranée.

le Commandant Jean Marie Homet

 

Le Montenegro

 

Avec le Monténégro, la montagne noire, on va de surprises en surprises, d’émerveillement en émerveillement.
Ce petit pays, d’un peu plus d’un demi-million d’habitants et d’une taille voisine de 2 ou 3 départements, présente une extraordinaire variété de paysages. Les grandes criques de beaux galets multicolores avoisinent les plages de sable fin, les îlots d’un vert sombre côtoient les murailles accores dignes des plus beaux fjords du Nord. Les 300 kilomètres de littoral sont une véritable anthologie de côtes, avec en arrière fond ces grandes forêts obscures qui ont donné leur nom à ce pays. L’histoire est toute aussi diverse que la géographie, avec les souvenirs si présents des occupations vénitienne et ottomane. L’architecture des églises comme celle des grands édifices publics ou privés allient parfaitement le style byzantin, gothique, classique et baroque. Quelques minarets, élancés vers le ciel, témoignent encore de la longue occupation turque. Les Bouches de Kotor, entaille profonde dans la muraille montagneuse, offre une merveilleuse navigation parmi les îlots et les petits ports traditionnels blottis dans ce «fjord» lumineux de la Mer Adriatique.

le Commandant Jean Marie Homet

 

Histoire du Monténégro

 

Le Monténégro possède une longue histoire de plusieurs siècles. Des colonies grecques s’établissent sur la côte du Monténégro au cours du VIè et VIIè siècle avant J.-C.. Dans les montagnes s’installent au IVè siècle avant J.-C. des tribus Celtes puis au IIIè siècle avant J.-C. des tribus illyriennes. La difficile conquête par les Romains se termine vers 168 après J.-C. Plus tard, le territoire de l’actuel Monténégro est intégré en 395 à l’Empire romain d’Orient.
Des tribus slaves commencent à affluer, dans la région dès la fin du VIIè siècle. Vers 1040, après plusieurs soulèvements, la région obtient son indépendance vis à vis de Byzance mais elle doit secondairement se soumettre au royaume de Serbie puis à la tutelle Ottomane en 1479. En 1516 le dernier prince séculier du Monténégro transfère l’autorité civile au métropolite de Cetinje créant la fonction de prince évêque qui se transmet d’oncle à neveu sous la dynastie des Petrović. En 1852 Danilo II décide de la séparation entre l’Église et l’État et devient un monarque séculier. Après plusieurs guerres contre les turcs, l’indépendance du Monténégro est reconnue au congrès de Berlin en 1878. Le Monténégro combat au côté des Alliés durant la Première Guerre mondiale. En 1918 une assemblée de députés décide d’unifier le Monténégro à la Serbie. Durant la Seconde guerre mondiale, le Monténégro est occupé par les troupes italiennes puis allemandes. Après 1945, la République socialiste du Monténégro constitue une des républiques fédérées de la République fédérale populaire de Yougoslavie. Suite à l’effondrement de l’ex-Yougoslavie, le Monténégro est uni à la Serbie jusqu’en 2006 et la proclamation de l’indépendance.

Christian Furia

 

Géographie du Monténégro

 

Le Monténégro (Crna Góra), est situé dans les Balkans. C’est un territoire de 13 812 km2 très montagneux de forme rectangulaire, bordé au Sud par la mer Adriatique, à l’Ouest par la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, au Nord par la Serbie, au Nord-Est par le Kosovo et au Sud-Est par l’Albanie. Il s’étend depuis les hautes montagnes calcaires à la frontière avec la Serbie et l’Albanie jusqu’à une étroite plaine côtière de deux à six kilomètres de large. La côte adriatique s’étire sur 295 km dont 72 km de plages. La région karstique du Monténégro se situe à environ 1 000 m d’altitude, certaines parties montant à près de 2 000 m, comme le mont Orjen (1 894 m), point culminant des chaînes calcaires côtières qui s’interrompent seulement au niveau des bouches de Kotor. La vallée de la Zeta est la zone la plus basse, avec une altitude d’environ 500 m. Le point culminant des montagnes du Monténégro se trouve dans les monts Prokletije, à 2 534 m d’altitude. La population du Monténégro est d’environ 620 000 habitants avec une densité de 45 hab./km2. Sur le plan ethnique la population se répartit en : Monténégrins : 45 % ; Serbes : 28 % ; Bosniaques : 8,65 % ; Albanais : 5 % à 10 % ; Musulmans : 3,31 %. Les Albanais sont situés en majorité à l’Est et au Sud-Ouest du pays; les Serbes prédominent dans la région du Sandjak et la région côtière. La petite minorité croate (0,7 % de la population) est essentiellement localisée dans la baie de Kotor. Économie statistique 2006 : Produit intérieur brut : 1,5 milliard d’€ ; PIB/habitant : 1 530 € ; Taux de croissance : 5,5 % ; Taux de chômage : 15 % ; Inflation : 2,4 % ; Dette publique : 45 % du PIB ; Tourisme : 15 % du PIB ; Monnaie : euro (depuis 2002). Ressources naturelles : Production agricole : céréales, pomme de terre, tabac, viticulture, olives, figues ; Matières premières : bauxite, minerai de fer et lignite.

Christian Furia

 

Les bouches de Kotor

 

Sur la côte adriatique du Monténégro, les bouches de Kotor, longues de 28 km, forment une vaste baie composée de plusieurs golfes. Le golfe de Herceg Novi près de l’entrée principale précède celui de Tivat qu’une passe étroite le chenal de Verige (400 m de large au plus) sépare des golfes intérieurs de Risan au nord-ouest et de Kotor au sud-est. Herceg Novi possède comme patrimoine historique : la Tour de l’horloge monument de l’époque turque, une forteresse ottomane et une forteresse espagnole. Le pittoresque couvent orthodoxe de Saint Sava est situé à proximité. Les villages proches disposent de plages agréables. Le village de Baosici conserve la maison où vécut deux mois Pierre Loti. A l’entrée du golfe de Risan, Perast est riche de belles demeures en pierre de la Renaissance. Face à la ville, se trouvent deux petits îlots pittoresques qui supportent respectivement l’église Notre Dame du Rocher et le monastère bénédictin de St. Georges. Au fond de son golfe, Kotor a été une des cités-États parmi les plus influentes de la côte dalmate, elle en conserve un riche patrimoine architectural autour de la cathédrale romane dédiée à St Tryphon. A la fin du XIVe siècle, Kotor alors sous la dépendance de Venise est puissamment fortifiée. Les murs d’enceinte longs de 4,5 km escaladent la montagne jusqu’au bastion Saint-Jean situé à 280 mètres d’altitude. Les villes et les villages situés le long de la baie totalisent une population d’environ 75.000 habitants. L’économie des Bouches de Kotor reposait autrefois sur la marine (marchande ou militaire), sur la pêche et sur la culture de l’olivier dans le massif d’Orjen. Aujourd’hui, la principale source de revenus est le tourisme. Historiquement, les Bouches de Kotor ont toujours été un carrefour des différentes cultures balkaniques, ce qui a créé une mentalité particulière ouverte et chaleureuse et des coutumes spécifiques.

 

Christian Furia

 

L’Albanie

 

Au cœur du Canal d’Otrante entre la mer Ionienne et la mer Adriatique, la Riviera d’Albanie oscille depuis toujours entre Orient et Occident, entre influence grecque et vénitienne. Elle est à la fois profondément maritime et hardiment montagnarde. Le «Pays des Aigles», comme l’appellent les habitants des Balkans côtoie les rivages des dauphins. On comprend la fascination que cette terre a exercé depuis toujours sur les Illyriens, les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Angevins, les Vénitiens, les Slaves, les Ottomans et beaucoup d’autres. Les plus grands poètes de Virgile à Racine ont fait vivre ici, dans la nature merveilleuse du Parc National de Butrint, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, leurs héros comme Enée ou Andromaque. Il faut dire que cette Epire, mitoyenne de la Grèce éternelle et de la Macédoine d’Alexandre nous offre une suite magnifique de vestiges superbes du VIè siècle avant J-C au XIXè siècle de notre ère, sans compter les «curiosités» des temps présents. Encore un peu méconnu, l’Albanie, pays authentique, «L’Albanie le dernier secret», comme disent les guides est redevenue une terre d’hospitalité. On y découvre une multitude de merveilles naturelles, archéologiques et historiques.

le Commandant Jean Marie Homet

 

Butrint la perle cachée de l’Albanie

 

En face de l’île grecque de Corfou, entre un petit lac parsemé de roseaux et la mer, se cache un des sites archéologiques parmi les plus attachants de Méditerranée. Une colonie grecque appelée Buthros y est fondée dès la fin du VIIè siècle avant notre ère. La ville devient un des principaux centres maritimes et commerciaux du monde antique au IVè siècle avant J.-C., La colline occupée par l’acropole est entourée par un mur construit en énormes blocs de pierre. L’amphithéâtre peut accueillir jusqu’à près de 1 500 spectateurs. Le théâtre bien conservé est situé au pied de l’acropole, il côtoie deux temples dont l’un est consacré à Asclépios, le dieu grec de la médecine. L’occupation romaine ne fait qu’accentuer le développement de la ville. Trois fontaines monumentales, trois thermes publics, un gymnase décoré de mosaïques et un aqueduc sont construits à cette époque. La ville devient le siège d’un évêché à l’époque chrétienne, ce qui nécessite la construction de deux basiliques et un baptistère décoré de belles mosaïques. La ville connait ensuite une histoire agitée à l’époque médiévale. Elle est prise dans les luttes de pouvoir entre Byzance et les Normands, les Angevins et les Vénitiens, puis à partir du XIVè siècle entre Venise et l’empire turc. Sous l’administration ottomane des marécages se forment autour du lac et forcent la population à abandonner la ville qui se recouvre peu à peu de boue et de végétation. Au début du XXè siècle des archéologues italiens y commencent des fouilles systématiques. Après 1945, des archéologues albanais entreprennent le dégagement complet du site archéologique. C’est un véritable conservatoire de monuments de chacune des périodes du développement de la ville, où il fait bon se promener.

 

Christian Furia

 

Les Bronzes de Riace

 

Les Bronzes de Riace conservés au musée national de Reggio de Calabre, furent découverts en 1972 au large de Riace, en Calabre, probablement sur les lieux d’un naufrage dans l’Antiquité. Ils ont fait l’objet d’une longue restauration au laboratoire d’archéologie de Florence (1975-1980). Ils comptent parmi les très rares bronzes grecs de grande taille encore conservés dans leur intégralité. Les deux guerriers sont réalisés selon la technique de la fonte à la cire perdue sur négatif. Ce sont des hommes nus, barbus, debouts dans une posture de contrapposto. Le guerrier A (1,98 mètre de haut) est datable de 460 av. J.-C.. Le torse est encore vertical malgré son appui sur une seule jambe ; il peut être rapproché du petit Éphèbe de David-Weill (v. 470 av. J.-C., musée du Louvre). L’armature en fer de la statue qui dépasse du pied servait à la fixer sur sa base en pierre. Le traitement du visage dénote une recherche de polychromie et un grand raffinement technique. On trouve pour les lèvres des incrustations d’un alliage riche en cuivre rouge tandis que sur les dents est déposée une feuille d’argent. Les globes oculaires sont en ivoire, recreusés pour y introduire l’iris (disparu). Le guerrier A, appelé «le jeune», pourrait représenter Tydée, un héros féroce fils du dieu Arès. Il porte une barbe soignée et une chevelure bouclée dépassant d’un bandeau. Son bras gauche est dans l’attitude de porter un bouclier disparu. La forme de la main droite suggère le port d’une lance ou d’une épée. Le guerrier B (1,97 mètre de haut) est plus récent vers 430 avant J.C.. Le torse est plus souple, la ligne des épaules s’oppose à celle des hanches. Il est évoqué dans les œuvres de Polyclète. Le guerrier B appelé «le vieux» pourrait représenter Amphiaraos le guerrier prophète. C’est un homme plus mûr et serein. Sa tête paraît déformée, car elle portait un casque aujourd’hui disparu. Sa barbe est plus raide et ses cheveux moins frisés et moins abondants. La position générale du corps ressemble à celle de «A».

 

Christian Furia

 

Les Étrusques

 

Les Étrusques ont vécu depuis le début de l’âge du fer dans un territoire correspondant à peu près à l’actuelle Toscane. Les Romains les appellent « Etrusci » ou « Tusci » ; les Grecs les nomment Tyrrhéniens, (d’où le nom de mer Tyrrhénienne). L’apogée de la prospérité et de l’expansion de la civilisation étrusque est atteint au VIè siècle avant J.C.. En -535 les Étrusques, alliés aux Carthaginois remportent la bataille navale d’Alalia (Aléria) au large de la Corse, contre les Massaliotes, en vue du contrôle de la Méditerranée occidentale. Le domaine des Etrusques s’étend alors de la plaine du Pô jusqu’à la Campanie et s’exerce sur la ville de Rome. Le déclin de la civilisation étrusque se produit durant le Ve siècle avant J.-C.. Rome est la première à se libérer en chassant le Tarquin le Superbe vers -509 ; puis les Latins dans leur ensemble se libèrent progressivement de la domination étrusque. Au nord, l’invasion gauloise détruit les cités étrusques de la plaine du Pô au début du Ve siècle av. J.-C.. Les têtes de pont étrusques en Campanie sont perdues en -423 lors de la conquête de Capoue par les Samnites. En -396, Rome après la conquête de Véies, étend son influence sur toute l’Étrurie méridionale. Durant plus de deux siècles, les cités étrusques luttent contre l’expansion romaine. Mais en -295, elles sont définitivement vaincues à la bataille de Sentinum. Les étrusques obtiennent leur assimilation définitive comme citoyens romains après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale. L’influence de la civilisation étrusque sur Rome s’est exercée dans de nombreux domaines comme l’organisation politique, la religion, les jeux du cirque ou les travaux publics. L’alphabet étrusque est dérivé d’un alphabet grec et a pu être déchiffré. Malheureusement la brièveté des textes retrouvés ne permet qu’une connaissance partielle de ce qui a été une des civilisations parmi les plus brillantes de Méditerranée.

 

Christian Furia

 

Tarquinia

 

Tarquinia a été dans l’Antiquité l’une des douze cités réunies dans la Dodécapole étrusque. A proximité de la ville moderne, les archéologues ont mis au jour depuis le XIXè siècle, sur le site de Monterozzi, une importante nécropole de plus de 6 000 tombes dont plus de 200 comportent des fresques comme la Tombe des Taureaux, la Tombe des Lionnes, la Tombe des Chasseurs, la Tombe de la Fustigation. Les plus anciennes tombes remontent au VIIè siècle avant J.-C.. Ce sont essentiellement des tombes à chambre surmontée d’une voûte à deux pentes dont la poutre faîtière est simulée en terracotta peinte. La qualité des fresques donne des informations sur les rites étrusques mais aussi sur la peinture grecque, presque complètement disparue par ailleurs. Les peintures des tombes témoignent d’une relation étroite avec l’art grec et l’on suppose que dans certaines tombes, les fresques ont été conçues par des artistes grecs en adaptant le goût, la couleur, les coutumes aux traditions du peuple étrusque. Les objets que contenaient les tombes sont conservés au Musée archéologique national de Tarquinia, hébergé dans la ville médiévale dans le palazzo Vitelleschi. Certaines fresques ont été détachées et transférées dans le musée ; elles sont présentées dans des tombes reconstituées. Le musée expose aussi une remarquable collection de vases grecs, des poteries de Bucchero et la sculpture dite des chevaux ailés de Tarquinia, qui provient du fronton d’un temple de l’ancienne acropole étrusque de Civita. D’influence hellénistique, elle a été réalisée en terre cuite et était probablement peinte. Parmi les sarcophages exposés, le plus célebre est le sarcophage dit de l’Obèse qui provient de la tombe de la famille des Partunu. Le mort est représenté en banqueteur du symposium. Sa pose est dite semisdraiata appuyé sur un coude, l’autre bras allongé le long du corps se terminant par une main tenant une coupe de libation.

 

Christian Furia