Flash Culturel de votre Conférencier :
Cédric CABANNE




Ce nouveau flash culturel va ravir les mélomanes qui avaient déjà répondu présents lors de notre première croisière musicale «La  Sicile en Majesté» à l’automne 2013.
Nous avons confié sa réalisation à notre fidèle conférencier Cédric CABANNE qui a suivi une formation musicale pendant ses études au conservatoire régional de St Etienne.
Vous le retrouverez d’ailleurs à bord du Ms Berlin en tant que conférencier ainsi qu’Oksana GARIN pour ce parcours inoubliable vers les plus belles escales de Méditerranée.
C’est donc à une symphonie composée d’illustres musiciens à laquelle nous vous convions lors de ce périple à l’itinéraire exceptionnel : Rencontres musicales aux Rivages de l’Histoire du 24 septembre au 3 Octobre 2015 à bord du Ms Berlin.

Avec ce périple autour des côtes de la Grèce, de la Grande Grèce, Dominique de Williencourt et ses amis réalisent leur second voyage à bord du MS Berlin. C’est un plaisir une nouvelle fois renouvelé que d’accueillir le talent et la musique. C’est une joie à nouveau garantie que d’organiser ces moments musicaux à notre bord mais également dans de magnifiques lieux tout au long de notre itinéraire. Virtuoses des cordes, celles qui vibrent sous la délicatesse des doigts, Dominique de Williencourt sait s’entourer d’artistes exceptionnels. Ils s’uniront pour interpréter des pièces toujours célébrées de Jean Sébastien Bach, de Wolfgang Amadeus Mozart et de Piotr Tchaïkovski. La présence d’un des maîtres de la flûte en la personne de Jean Ferrandis et de la guitare « qui n’a rien de classique », avec Emmanuel Roddfelder apportera une lumière nouvelle sur des artistes tout aussi célèbres que Carl Philipp Emanuel Bach, Carl Stamitz. Ils auront à cœur de célébrer des compositeurs plus latins comme Luigi Boccherini, Manuel de Falla ou plus proches de nous comme Pablo de Sarasate et Heitor Villa-Lobos. L’éclectisme est de rigueur, la folie est convoquée et il nous suffit d’imaginer la puissance de l’orchestre de Chambre St Christophe de Vilnius, venu des confins de la mer baltique pour en être convaincu.

 





 

DES LIEUX DE CONCERTS EXCEPTIONNELS PARMI LESQUELS...

 

Théâtre San Giorgi, Catane

 

Au détour de la Via Antonino Sangiuliano se cache un petit trésor. Le théâtre San Giorgi, le théâtre Belle Epoque de la ville de Catane. Né de l’imagination d’un plombier, Mario Sangiorgi, qui en bon sicilien adorait l’opéra, ce petit théâtre de 700 places fut conçu comme un espace multifonctionnel servant aux plaisirs de l’art lyrique sans négliger la convivialité d’un bon repas, ou d’un simple café. L’idée ne parait plus vraiment révolutionnaire, au début du XXè siècle elle était pour le moins novatrice. Sa décoration fut confiée à Salvatore De Gregorio (Napoli, 1859 - Catania, 1928), le résultat est splendide. Inauguré le 7 juillet 1900 avec une représentation de la Bohème de G. Puccini, il devint vite l’un des théâtres les plus populaires de la ville. Mais au fil du temps, sa popularité déclina, le nombre de spectacle se raréfia, l’environnement du théâtre se modifia également au point que l’art lyrique déserta les lieux. Le petit théâtre connu d’autres plaisirs, ceux du cinema dans un premier temps, puis de plaisirs plus légers, associés aux quartiers des lanternes rouges. Puis le rideau finit par tomber, le théâtre fut fermé et abandonné. Mais en 1988, il fut acheté par “Ente Autonomo Teatro Massimo Bellini”. On commença alors de longs et laborieux travaux de restauration pour sauver la décoration néoclassique qui le caractérisait. Le théâtre ouvrit à nouveau ses portes en 2002. Il servit dans un premier temps de salle de répétition pour l’orchestre du Théâtre Massimo Bellini et pour des représentations estivales, puis à partir de 2007, le Théâtre San Giorgi fut doté de sa propre direction artistique. De nos jours, c’est un petit auditorium de 477 places, avec une grande scène. Le théâtre San Giorgi accueille de nombreux artistes à l’occasion de spectacles exclusifs.

 

Théâtre de Delphes

 

Delphes représente un ensemble artistique unique. Situé dans un cadre naturel magnifique, et demeuré inaltéré, c’est un remarquable exemple de grand sanctuaire panhellénique. C’est au VIIIè siècle avant J.-C. que naquit le culte d’Apollon, et avec lui, le sanctuaire et l’oracle. Après le VIè siècle, le site accrut son influence religieuse et politique à l’échelle panhellénique. Les jeux Pythiques furent réorganisés, le sanctuaire agrandi et peuplé de magnifiques bâtiments, de sculptures et d’autres offrandes. Tous les athlètes de la Grèce antique participaient tous les quatre ans aux jeux Pythiques. Pour le déroulement de ces jeux il a fallu construire au IVè siècle av. J.-C. un stade et ce théâtre, d’une capacité de 5 000 places, il a été érigé dans la partie nord-ouest du temple d’Apollon.
Le théâtre n’est plus que le vestige de ce qu’il était à l’époque romaine impériale, mais il a conservé 35 gradins de pierre. Les 1ères places, celles au plus près de l’orchestre, étaient réservées aux prêtres et aux notables. Du haut des gradins, se révèle une vue magnifique sur les ruines du sanctuaire, la vallée du Pleistos et le Kirphis. Le chemin de circulation du théâtre se prolonge vers l’Ouest par un sentier qui monte vers le stade avec de superbes vues sur le site de Delphes.
Delphes fut conquise par les Romains en 191 av. J.-C. Au cours de la période romaine, le site a été pillé à différentes reprises, mais il bénéficia également des faveurs de certains empereurs. Avec la diffusion du christianisme, le sanctuaire perdit progressivement de son influence, et fut fermé par Théodose le Grand. D’un théâtre à l’autre. Le Théâtre du centre culturel de Delphes domine la baie d’Itea, donnant aux visiteurs le spectacle de la nature du Péloponnèse; sa construction en pierre est élégante, et bien sur elle rappelle celle du théâtre de l’Antiquité. Cette réalisation moderne répond à la fois aux exigences des spectateurs et des artistes contemporains. Ce théâtre a été conçu pour accueillir les cérémonies officielles de congrès et séminaires pendant la période estivale. Sa capacité dépasse les 1000 spectateurs.

 

Le Château de Kavala

 

L’une des images les plus fortes de Kavala est sans aucun doute sa citadelle. Elle domine la péninsule de la Panagia, la Vierge Marie. On appelait autrefois cette colline, Christoupolis, un terme apparu vers le début du IXè siècle, réorganisée sous l’effort des Byzantins la colline avait des fonctions défensives bien affirmées. A plus de 70 mètres de hauteur, la château a été reconstruit à partir des ruines de l’époque byzantine, en deux périodes bien distinctes. En 1425, les Ottomans se préparent à l’attaque imminente de la flotte vénitienne, ils édifient alors de nouveaux murs, pour remplacer ceux détruits pendant le siège et l’occupation de la fin du XIVè siècle. Mais c’est au début du XVIè siècle, que la citadelle fut à nouveau renforcée, avec l’ajout de murs extérieurs ce qui la rendit particulièrement efficace. Cette phase correspond sans doute au règne de Soliman le Magnifique, et à la volonté de renforcer plusieurs positions côtières, comme la tour blanche de Thessaloniki. Les murs alors descendaient vers le port et étaient ouverts par deux portes monumentales. Au fil des siècles, la forteresse a été négligée, oubliée puis restaurée. Elle est de nos jours un lieu paisible, aménagé pour le plaisir des visiteurs et des habitants de Kavala. Au sein de cette forteresse, se trouve un petit théâtre, utilisé pour de nombreux événements culturels.

 





SERVIS PAR DES ARTISTES NON MOINS EXCEPTIONNELS

 

Dominique de Williencourt

 

Conseillé par Zino Francescatti et disciple d’André Navarra, Philippe Muller, Marcel Bardon, Jean Hubeau et Mstislav Rostropovitch, sa carrière l’a mené dans plus de cinquante pays, récemment dans toute l’Europe, en Colombie, Corée, Japon, Russie et dans des festivals aussi prestigieux que Kuhmo (Finlande), Portogruaro (Italie), Yokohama, Kyoto, (Japon)... A l’invitation de Valentin Berlinsky, violoncelliste-fondateur du Quatuor Borodine, il joue à Moscou à la Salle Philarmonique, au Conservatoire Tchaikovsky. Il est le dédicataire d’oeuvres de Bacri, Choveaux, Collès, Florentz, Jevtic, Lancino, Larchikov, Lemeland, Menut, Silvestrini, Thilloy, Uebayashi, Vercken, Wolff et participe activement à la création. Il s’inspire de ses nombreux voyages au Sahara, Yémen, Caucase, Asie centrale, Inde pour imaginer des pièces parfois inspirées de thèmes touaregs, arméniens, tibétains. Il a composé une vingtaine d’oeuvres aux titres évocateurs. Nommé Président de l’Association reconnue d’utilité publique «Pour que l’Esprit Vive» depuis 2006, il a initié un lieu de résidence d’artistes parrainé par l’Académie des Beaux-Arts à Paris et, avec Nicolas Bacri, des Rencontres Musicales à l’Abbaye de La Prée (Indre). Il enseigne au Conservatoire de Paris et donne régulièrement des stages ou master-classes : Courchevel/Tignes, Cagliari-Italie, Sebastopol-Ukraine, Taipei-Taiwan, Kyoto-Japon…Il a été nommé Chevalier de l’Ordre National du Mérite pour sa représentation de la France à l’étranger. Depuis l’an 2000, il joue un exceptionnel violoncelle de J. Gagliano (1754) ainsi qu’un archet de F.X. Tourte (1825).

 

Jean Claude Vanden Eynden - Pianiste

 

Elève au Conservatoire royal de Bruxelles, son professeur est Eduardo Del Pueyo. En 1964, à seize ans il remporte le troisième prix du prestigieux Concours Reine Elisabeth. C’est l’un des plus jeunes lauréats jamais élu. Cette précieuse distinction marque le coup d’envoi d’une brillante carrière qui le mène dans les plus belles salles du monde et les festivals les plus réputés. Jean-Claude Vanden Eynden a été le soliste de nombreux orchestres: l’Orchestre Symphonique de Saint-Pétersbourg, le Royal Philharmonic Orchestra, l’Orchestre national de Belgique, l’Orchestre de la Radio-Télévision Luxembourgeoise, le Residentie Orkest de La Haye, I Fiamminghi, l’Orchestre Franz Liszt de Budapest et bien d’autres. Grâce son vaste répertoire musical, il est également hautement apprécié dans le domaine de la musique de chambre avec des partenaires tels que José Van Dam, Augustin Dumay, Miriam Fried, Silvia Marcovici, Gérard Caussé, Michaela Martin, Walter Boeykens, Frans Helmerson, le quatuor Ysaye, le quatuor Melos, le quatuor Enesco. On lui doit notamment l’enregistrement d’une intégrale de l’oeuvre pour piano seul de Maurice Ravel. De concertos, ceux de Grieg et d’Arthur De Greef (premier enregistrement mondial), ceux de Richard Addinsell et Didier Van Damme (sur Sony Masterworks). De la Sonate pour violon et piano de Guillaume Lekeu et des sonates et trio pour clarinette de Brahms (grand prix du disque Caecilia). Sensible, attentif et toujours à l’écoute des autres, ses concerts en musique de chambre sont un régal pour l’oreille et la vue. Près d’un demi-siècle de carrière internationale a conforté ce pianiste d’exception dans son art et sa maîtrise.

 

Emmauel Roddfelder - Guitariste

 

Emmanuel Roddfelder, guitariste !A trois ans ses parents lui offrent une petite guitare en plastique qu’il met vite au rebut, plus attiré par la guitare « sèche » de sa mère, elle-même musicienne. A 14 ans, après avoir obtenu la Médaille d’or à l’unanimité avec les félicitations du jury au Conservatoire National d’Aix en Provence dans la classe de Bertrand Thomas, il devient le plus jeune guitariste jamais admis dans la classe d’Alexandre Lagoya au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. En 1991 et 1992, il obtient deux premiers prix à l’unanimité au CNSM de Paris (guitare et musique de chambre). Il se présente alors à des concours internationaux et reçoit de nombreux prix : Prix Pierre Salvi remis par le Ministre Français de la Culture, Masters de la guitare de Paris, Stotsenberg (Etats Unis), Walcourt (Belgique), Benicasim (Espagne), Vina del Mar (Chili)...Il se produit sur les grandes scènes françaises et étrangères : Folle Journée de Nantes, Opéra d’Avignon, de Vichy, de Strasbourg, salle Gaveau et salle Cortot à Paris, Festivals d’Auvers sur Oise, de Berlioz, de La Chaise Dieu, de la Vézère, du Jeune Soliste, de Sully sur Loire, aux Flâneries Musicales de Reims, à Boston, New York, Philadelphie, Los Angeles. Il joue également en soliste avec de grands orchestres : Orchestre Philharmonique de Radio-France, de Cannes, de Nice, d’Auvergne, de Perrugia, de la Scala de Milan, le Landmarks Boston Orchestra, le Baltic Chamber Orchestra... Et sous la direction de chefs prestigieux : Roberto Benzi, Philippe Bender, Jànos Fürst, Charles Ansbacher, Stanislas Lefort... Emmanuel Rossfelder a enregistré 4 CDs en solo et un DVD. La sortie de son dernier disque consacré au Concerto d’Aranjuez ainsi qu’à la Fantaisie pour un Gentilhomme de Joaquin Rodrigo avec l’Orchestre d’Auvergne sous la direction d’Arie Van Beek marquera ses 20 ans de carrière.

 

Jean Ferrandis - Flûtiste

 

C’est à Lyon que tout a commencé, Jean Ferrandis obtient en 1985 le Premier Prix à l’unanimité du Conservatoire National Supérieur de Lyon. Jean Ferrandis sera successivement lauréat des concours internationaux «Young Concert Artists» de New York en 1985, et la même année à Munich. En 1986 il se voit attribuer le Grand Prix du Concours International de flûte du «Printemps de Prague». En 1998 il a été élu «Artiste en résidence» au Lotos de New York. Suivront alors de nombreux concerts à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, où il joue en récital, en musique de chambre ou en soliste avec orchestre dans les salles les plus prestigieuses telles que La Salle Pleyel et le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, le Vigado de Budapest, Alice Tully Hall à New York, le Taïpei Arts Center, le Palais de la Musique à Barcelone, sous la direction de Leonard Bernstein, ou Laurent Petitgirard. Jean Ferrandis se produit en musique de chambre avec des artistes d’exception tels que Jean-Philippe Collard, Henri Demarquette, Ivry Gitlis, Jean-Marc Luisada, Emile Naoumoff, Marielle Nordmann, Gérard Poulet, Caroline Sageman, Dominique de Williencourt. Il a réalisé un CD des «Sonatines» et «Arpeggione» de Schubert avec le pianiste Emile Naoumoff pour le label La Follia Madrigal ainsi que l’intégrale des concerti de C.Ph.E Bach avec l’Orchestre de chambre Saint-Christophe de Vilnius. Avec le même orchestre, l’oeuvre complète pour flûte de Yuko Uebayashi.

 

Véronique Bogaerts - Violoniste

 

En 1980, Véronique Bogaerts est lauréate du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique, elle obtient également les 1ers Prix au Concours international du Chili et au Concours Tenuto. Elle poursuit dès lors une remarquable carrière de soliste et de concertiste, tant en Belgique qu’à l’étranger. Elle joue régulièrement les concertos de Brahms, Prokofiev, Chostakovitch, Saint-Saëns… et le répertoire belge avec des artistes belges. A chaque prestation, la presse salue sa riche et belle sonorité, son élégante virtuosité, sa sensibilité authentique dans la tradition de la prestigieuse Ecole belge du violon: l’artiste a été entièrement formée par Maître Carlo Van Neste. Parfaite chambriste, elle joue aussi bien en duo violon-piano qu’en trio ou quintette à cordes et en quintette à clavier (Ensemble César Franck). Son répertoire très étendu lui permet également d’interpréter avec des chefs réputés de nombreux concertos de toutes les époques. Cette femme hors du commun est tout autant reconnue pour ses talents pédagogiques. Débutant sa carrière d’enseignante à l’âge de 18 ans comme chargée de cours, Véronique Bogaerts est professeur de violon au Conservatoire royal de Bruxelles depuis de nombreuses années. Responsable de l’avenir de ses étudiants, elle y est Présidente du Conseil d’option cordes. Elle enseigne également au Centre Eduardo Del Pueyo et fut Professeur Extraordinaire à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de 1997 à 2004. Parmi ses élèves, nombreux jeunes talents déploient leurs ailes, dont Lorenzo Gatto, Vincent Hepp, Stéphanie de Failly, Elisabeth Wybou, Véronique Bogaerts joue un magnifique violon de Jean-Baptiste Roggerius de 1699.

 

Elodie Michalakakos - Violoniste

 

Issue d’une famille de musiciens, Élodie Michalakakos a effectué ses études musicales au Conservatoire National de Région de Paris, auprès de Suzanne Gessner, obtenant à 15 ans son 1er Prix de violon. Elle entre ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean-Jacques Kantorow, où elle obtient le Diplôme de Formation Supérieure de violon en 2002, puis celui de quatuor à cordes en 2005, préparé auprès de Claire Désert et Ami Flammer. Elle approfondit sa formation avec le Trio à cordes de Paris, Gérard Jarry, Joseph Silverstein…Elle fait partie des ensembles « Les Solistes Français » (direction artistique et violon-solo Paul Rouger) avec lequel elle joue régulièrement en soliste, «Prometheus 21» (Jean-Marc Phillips et Raphael Pidoux) et « La Chambre d’Amis »(Sébastien Surel et Paul Radais). On l’a aussi entendue en compagnie d’artistes tels que Roland Daugareil, Bruno Rigutto, Roland Pidoux, Bernard Cazauran… Elle a été durant trois années violon-solo invitée de l’Ensemble instrumental “La Follia” (direction musicale Christophe Poiget) qui lui a confié la direction musicale et artistique de plusieurs productions. Elle effectue régulièrement de nombreux remplacements au sein de l’orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Paris, l’Ensemble Orchestral de Paris...

 

Michel Michalakakos - Altiste

 

Né en Grèce en 1954, Michel Michalakakos étudie l’alto avec son père Christos Michalakakos puis poursuit ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient un premier prix d’alto dans la classe de Colette Lequien en 1977 et étudie également la musique de chambre avec Joseph Calvet. Il est membre de l’Orchestre National de France de 1979 à 1984 et intègre en 1981 le “Trio à cordes de Paris” avec lequel il parcourt le monde. Il est aujourd’hui invité comme soliste par de nombreux orchestres français et étrangers; il donne régulièrement des récitals de sonates, et poursuit sa carrière de “chambriste” avec des partenaires illustres. Nommé professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1991, il enseigne depuis 1990 au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne Billancourt, et donne régulièrement des master classes d’alto aux C.R.R. de Toulouse, de Lille et de Perpignan. Michel Michalakakos a enregistré avec la pianiste Martine Gagnepain les 2 Sonates opus 120 de Brahms ainsi que les Märchenbilder opus 113 et les 3 Romances opus 94 de Schumann, réalise avec l’Orchestre de chambre Saint Christopher de Vilnius (direction de Donatas Katkus) deux enregistrements consacrés l’un aux concertos pour alto de J.Chr.Bach, Hoffmeister, Haendel et Stamitz et l’autre aux symphonies concertantes pour violon et alto de Mozart et de Pleyel avec la violoniste Nathalie Chabot, en 2006 une intégrale consacrée aux quatuor et quintettes avec piano de Brahms avec Roland Daugareil, Roland Pidoux et Prisca Benoit et de nombreux disques avec le Trio à cordes de Paris. Il joue un alto de Gasparo da Salo de 1560.

 

Alain Pâris - Musicographe

 

Il y a quelques années, on avait plaisir à entendre Alain Pâris sur France Musique nous conter les orchestres, leur histoire, leur style, leurs sonorités. C’était “Tutti or not tutti”, indispensable émission pour appréhender cette entité si étrange et méconnue que représente la phalange symphonique. Pendant ses nombreuses années de présence radiophonique, et bien que chef d’orchestre de profession, Alain Pâris ne nous a pas parlé uniquement d’orchestre. Il a animé également pendant plusieurs saisons d’affilée le très bon “Papier à musique”, l’une des multiples déclinaisons au fil des saisons de l’émission thématique en matinée (après Le Matin des Musiciens, Les Mots et les notes). De nombreuses thématiques abordées, des invités experts, amoureux et connaisseurs, des séries d’émissions mûrement préparées et réfléchies. Encore la preuve que les gens connaisseurs et passionnés ne sont pas “chiants” pour autant ! Au départ, Alain Pâris reçoit une formation de pianiste tout en passant une licence en droit. Il étudie la direction d’orchestre avec Pierre Dervaux, Paul Paray et Georg Solti et remporte le 1er prix au Concours international de Besançon en 1968. Il fut assistant de Michel Plasson au Capitole de Toulouse, et devient premier chef d’orchestre à l’Opéra du Rhin entre 1983 et 1987 et professeur de direction d’orchestre au Conservatoire de Strasbourg entre 1986 et 1989. En réalité, Alain Pâris est un « infatigable diffuseur de musique » qui cherche à faire partager par tous les moyens sa passion pour la musique. Depuis toujours, le musicien français est invité dans le monde entier pour propager le répertoire français, avec notamment des attaches profondes à Saint-Pétersbourg, Bucarest, Le Caire… mais aussi des séjours en Chine, en Amérique latine ou en Afrique de Sud. En tant que musicographe, il est l’auteur notamment du fameux “Dictionnaire des interprètes” dans la collection Bouquins.

 

Orchestre St Christophe de Vilnius

 

L’orchestre de Chambre St Christophe de Vilnius est connu pour avoir réussi le mariage de la rigueur professionnelle et de l’imagination artistique. Cet ensemble baroque est ainsi largement apprécié lors de ses concerts en Lituanie mais également sur les grandes scènes d’Europe, comme le Théâtre des Champs Elysées, le Berwaldhallen de Stockholm, ou encore le Palais Royal de Varsovie. C’est à l’initiative du Professeur Donatas Katkus que l’orchestre est formé en 1994, il en est toujours le directeur artistique et le chef d’orchestre. Il réunit alors de jeunes talents de Vilnius, issus de différents orchestres et après quelques répétitions, les premiers concerts se déroulent dès le mois de Février. L’année suivante, l’orchestre prend le nom de Saint Christophe, saint patron de la capitale lituanienne et des voyageurs. 1995 est aussi l’année du 1er festival d’été, pendant lequel l’ensemble interprète non seulement les compositeurs baroques italiens (A. Corelli, A. Vivaldi, T. Albinoni) mais également des artistes lituaniens contemporains. L’interprétation de ces compositions fut remarquée par le chef d’orchestre américain, D. Russell Davis, et par plusieurs propositions d’enregistrements. La célébrité de cet ensemble, son éclectisme lui a également permis de représenter la Lituanie lors d’événements internationaux, comme les festivals de Pologne, de Finlande, d’Estonie, et d’Allemagne. L’orchestre de chambre a eu aussi l’opportunité de collaborer avec des solistes lituaniens et étrangers, des grandes voix lyriques (Violeta Urmana), des violonistes solistes (Maksim Vengerov) des pianistes concertistes (Leonid Chizhik), sans oublier les brillants violoncellistes comme David Geringas et Dominique de Williencourt...

 

Donatas Katkus - Chef d’Orchestre

 

Donatas Katkus est le directeur artistique et le chef de l’Orchestre de Chambre St Christophe de Vilnius. Il est à la tête de cet ensemble depuis sa création. Violoniste, enseignant et musicologue, ses études musicales ont été menées avec succès aux conservatoires de Vilnius, de Leningrad et de Moscou. Il a eu la chance de suivre également des Masterclass à Budapest. C’est en 1965, seulement âgé de 29 ans, qu’il fonde le Quatuor à cordes de Vilnius. Ce quatuor a été très vite remarqué, gagnant en 1972 le Premier prix du concours international de Liège. Cette reconnaissance internationale permit au Quatuor d’avoir une intense activité à travers toute l’Europe, en Union Soviétique, en Asie, en Amérique du sud et en Afrique où il put se produire dans de nombreux festivals. Plus un quatuor joue, plus son répertoire s’agrandit, le Quatuor fut systématiquement sollicité pour les créations lituaniennes comme pour présenter des compositeurs étrangers au public lituanien. Donatas Katkus est à l’origine de nombreux festivals de musique de chambre, à Vilnius et dans différentes villes lituaniennes. Par exemple, son Quatuor a pu interpréter la totalité des quatuors de Haydn à travers 17 cycles de concerts. Avec le Quatuor de Vilnius, Donatas Katkus a donné plus de 1500 concerts, enregistrant 20 disques dans les studios de Moscou, Stockholm, Linz, et Helsinki. Donatas Katkus est un enseignant de l’Académie musicale de Lituanie, où il enseigne la musique de chambre. Depuis 1995, il donne des masterclass à Pommersfelden en Allemagne. Un grand nombre de musiciens a été formé par Donatas Katkus. On peut ainsi retrouver ses élèves dans des orchestres au Canada, aux Etats Unis, en Israel, en Allemagne, et en Suède. C’est également en 1994 qu’il a créé le Christopher Summer Festival à Vilnius, sous l’égide de la Municipalité. En 1986, il reçoit le prix National de la Culture et des Arts, et en 2001, il est récompensé pour sa créativité par le Prix National de la Lituanie. En 2003 il est honoré par le prix de l’organisation de la propriété intellectuelle. Il est à nouveau honoré dans les années 2012 et 2013 par le Ministre de la culture, l’Union des compositeurs lituaniens. En 2014, la ville de Vilnius lui attribue le prix de la Concorde.