Flash Culturel de votre Conférencier :
Cédric Cabanne



Les plus grands musées du monde accueillent chaque année des expositions exceptionnelles qui attirent un public averti.
Autour de ces grandes expositions, Plein Cap vous propose également de participer à une découverte insolite de la capitale britannique.
Parmi les évènements de cette année, après vous avoir donné rendez-vous aux Pays Bas pour la Hollande des Peintres, nous vous convions dans le cadre de nos week-ends britanniques à découvrir le British Museum lors de l’exposition de la Chine des Ming.

Faisant suite à la Découverte de Cambridge, Oxford et leurs régions, d’un Week-end au Pays de Galles ou encore d’un séjour autour de La Magie des Iles anglo-normandes, Plein Cap vous donne rendez vous du 26 au 28 septembre 2014 dans le cadre d’un week-end thématique autour de la Chine des Ming au British Museum, à passer un moment inoubliable au cœur de la capitale Britannique en compagnie de votre fidèle conférencier Cédric Cabanne.


 





 

Middle Temple Hall

 

Le Middle Temple Hall est l’un des plus raffiné témoignage de l’art Elisabéthain, construit dans la seconde moitié du XVIIè siècle. La reine Elisabeth 1ère aurait, à plusieurs reprises, dîné en ces lieux, un Hall alors propriété royale. La reine aurait d’ailleurs fait don de la Haute Table, taillée dans un chêne de la forêt de Windsor, amené jusqu’à Londres par la Tamise. D’une longueur de 29 pieds, soit 8,83 mètres, faite de l’assemblage de 3 planches taillées dans le même arbre, la table n’a jamais quitté le Hall.
Malgré quelques dégâts provoqués par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, le Hall est identique à celui de la période des Tudors. Son écran ou jubé date de 1574 et il était prêt dès l’achèvement des travaux sur le Hall. Il fut détruit pendant le Blitz mais il bénéficia d’une restauration après guerre.
Au dessus de l’écran, une galerie abritait, parmi les plus fameux musiciens du temps d’Elisabeth, John Dowland, célébrissime joueur de Luth. Cette galerie était utilisée pour des occasions spéciales, comme la célébration de la chandeleur, pour marquer la fin de la période de la Nativité. Une autre fête est restée dans l’histoire du Hall, celle du 2 Février 1602 pour la Première de la comédie de William Shakespeare « La Nuit des rois, ou Ce que vous voudrez ».
Depuis ses débuts le Hall est utilisé pour l’éducation des hommes de lois, les dîners particuliers et certaines fêtes encore plus recherchées. Depuis la fin du XVIè siècle, le Hall collectionne les blasons de ses plus illustres étudiants, leur nombre dépassant l’espace du Hall, ils sont également accrochés dans les couloirs donnant accès au Hall.
La plupart des vitraux datent de l’époque de construction du Hall, ils furent protégés de la destruction de la Seconde Guerre Mondiale. Démontés et mis à l’abri dès le début du conflit, cette mesure préventive fut bien utile, si on sait que les vitres de remplacement furent, elles, détruites à plusieurs reprises pendant les bombardements.
Parmi ses vitraux, on peut observer les symboles et armoiries d’Elisabeth 1ère, mais également ceux de Sir Walter Raleigh connu pour ses aventures américaines et Sir John Popham, fondateur de la compagnie de Virginie en 1606.

Cédric Cabanne

 

Buckingham Palace

 

Buckingham Palace n’a pas toujours été la résidence officielle du monarque à Londres. Il n’a pas non plus toujours joué le rôle de point de convergence du peuple britannique lors des moments de joie, de crise et de peine. Au Moyen Age, ce n’est qu’un manoir qui passe de mains en mains. Charles 1er d’Angleterre récupère les terres qui l’entourent au XVIIIè siècle. Le duc de Buckingham, John Sheffield transforme le manoir en hôtel particulier, le coeur actuel du Palais. Georges III en fait sa résidence privée à partir de 1762, une résidence pour la famille royale, et particulièrement pour la reine Charlotte. C’est Georges IV qui décide finalement d’en faire un palais, avec la construction de 3 ailes supplémentaires, dans un style néoclassique, à la Française.
En 1834, à la suite de l’incendie du Palais de Westminster, le roi Guillaume IV qui n’aime pas ce grand palais, l’offre à la nation, mais le cadeau est refusé.
Jusqu’au milieu du XIXè siècle il est en permanence agrandi et devient ainsi la résidence officielle de la monarchie britannique au début du règne de la Reine Victoria. Le palais était d’ailleurs à ses débuts tout à fait invivable, mal chauffé et mal aéré, on y grelottait l’hiver et les odeurs étaient insupportables l’été. Avec l’aide du prince Albert, Victoria en fait un lieu de vie. C’est d’ailleurs en son honneur, que la façade Est a été refaite au début du XXè siècle, façade munie du balcon par lequel les monarques britanniques s’adressent à leur peuple. Face à eux, Victoria domine du haut de son mémorial.
Les décorations intérieures du XIXè siècle, dont nombre d’entre elles sont encore visibles de nos jours, montrent l’utilisation intensive de stuc de couleurs vives, de lapis-lazuli bleus et roses, décoration largement au goût du roi Georges IV, sans doute le plus dépensier des monarques britanniques. Le roi Édouard VII mena une redécoration partielle dans des tons crème et or de la Belle Époque.
Buckingham Palace fut une des cibles de la guerre d’Angleterre. Il fut bombardé à 7 reprises, une bombe explosant à proximité du couple royal. Symbole de la souffrance de toute la nation, ces bombardements ne l’ont toutefois pas gravement endommagé.
Les jardins du palais sont les plus grands jardins privés de Londres, à l’origine dessinés par Capability Brown, puis refaits par William Townsend Aiton et John Nash. Le lac artificiel a été terminé en 1828 et son eau provient de la Serpentine, un lac d’Hyde Park. On y trouve le vase de Waterloo, une grande urne commandée par Napoléon Ier pour commémorer ses victoires à venir. Trop imposant pour une chambre ou un musée, le vase prend sa place dans les jardins du palais au début du XXè siècle.
Les Appartements d’État forment le cœur du palais où l’on s’affaire, et sont régulièrement utilisés par la Reine et les membres de la famille royale pour les événements officiels. Le palais de Buckingham est l’un des édifices les plus connus dans le monde entier : c’est le point de chute de beaucoup de chefs d’État en visite, et plus de 50 000 personnes sont accueillies au palais chaque année en tant qu’invités à des banquets, déjeuners, dîners, réceptions et garden parties.
Le palais n’est pas une propriété privée de la famille royale : tout comme le château de Windsor, ainsi que les collections d’art qu’ils renferment, appartiennent à la Nation. Les mobiliers, peintures et ornements inestimables, dont certains de Fabergé, provenant de Windsor et de Buckingham, sont désignés sous l’appellation de « Collection royale ». Celle-ci peut être admirée par le public à différentes périodes de l’année, lorsque le palais et le château sont ouverts.
L’ouverture estivale des pièces officielles au public a été un énorme changement dans les traditions, au cours des années 1990. L’argent provenant des billets d’entrée a été mis au profit de la reconstruction du château de Windsor, à la suite de l’incendie qui a détruit plusieurs de ses pièces officielles. Chaque été, en août et en septembre, l’aile ouest du palais est ouverte au public.


Cédric Cabanne

 

Hertford House et la Collection Wallace

 

La collection Wallace est dans ses murs. Ceux d’une très belle bâtisse du XVIIIè siècle, ayant appartenu à Sir Richard et Lady Wallace. Depuis plus d’un siècle, la maison Hertford est un musée, basé sur une collection offerte à la Nation par Lady Wallace en 1897.
En accord avec les volontés de sa donatrice, cette collection est figée dans le temps, elle ne peut ni diminuer ni s’agrandir. Elle a toutefois évolué dans sa présentation au public. En particulier depuis les années 2000, d’importants travaux de restauration et d’aménagement de la maison ont été menés. La dernière étape est en fait la réouverture de la grande galerie en Septembre de cette année.
C’est au Premier marquis de Hertford que l’on doit le début de cette collection, descendant d’un « Premier ministre » du XVIè siècle, il est, au XVIIIè siècle, ambassadeur d’Angleterre au Royaume de France. 8 toiles dont 6 Canaletto sont en fait les premières acquisitions.
Son fils, le Second Marquis de Hertford, est lui aussi ambassadeur. Il continua la collection, avec des portraits de cours, mais surtout il acheta la maison à la fin du XVIIIè siècle.
Le 3ème Marquis, grâce à la combinaison idéale d’un goût très sûr et de moyens financiers d’une épouse pourtant contestée, poursuivit l’oeuvre familiale. Il ajoute un Persée et Andromède du Titien et le Bon samaritain de Rembrandt.
Il profita aussi des troubles de la Révolution française pour acheter de nombreux objets d’art français.
Le 4ème marquis, issu d’un mariage brisé fut éduqué en France. Richissime, il acheta de nombreuses propriétés dont le château de Bagatelle dans le Bois de Boulogne. Sa personnalité troublée le tint souvent à l’écart de la société parisienne, mais il consacra une partie de sa fortune à ajouter de grands Maitres Hollandais, Espagnols et Français. Sans oublier une large gamme d’objets rares dont des meubles, des miniatures, des boites en or, des tapisseries et sculptures. Il est sans doute, celui qui a le plus marqué de sa personnalité la collection Wallace.
Il décède au moment de la défaite de Napoléon III, et son fils illégitime Richard Wallace hérite de la grande collection. Loin de fuir les troubles, Richard fait grande oeuvre de charité. Il s’installe quand même à Londres en 1872, ramenant une grande partie de la collection paternelle, en partie présentée au public.
Mais son origine familiale, le refus d’intégration de son épouse, (Amélie-Julie-Charlotte Castelnau) longtemps sa maitresse, et de son fils le tint à l’écart de la bonne société anglaise.

Cédric Cabanne

 

Apsley House

 

Une visite à la Maison Apsley, c’est l’occasion de découvrir une collection de peintures originales qui était autrefois exposée dans ces lieux, celle du 1er duc de Wellington.
Cette collection est exceptionnelle, faite des oeuvres majeures d’artistes comme Velazquez, Rubens, et Brueghel l’ancien.
Cette maison contient en fait 200 œuvres ayant appartenu au roi d’Espagne, empruntées à ce dernier par Joseph Bonaparte.
Au coeur de cette collection, on note facilement douze œuvres, celles des grands maîtres de l’art pictural européen. Mais toutes ces peintures arrivèrent à Londres par l’entremise du 1er Duc de Wellington, «Libérateur du royaume d’Espagne», vainqueur des forces de pépé Botilla, magnifique surnom donné par les Espagnols au frère de Napoléon.
En 1813, à l’issue de l’ultime bataille napoléonienne sur le sol espagnol, alors que Joseph parvient à s’enfuir de justesse, les troupes de Wellington mettent la main sur une précieuse calèche. Elle ne contient pas que des documents officiels, quelques lettres d’amour et un pot de chambre en argent. On y trouve des livres, des manuscrits, des dessins et gravures et surtout près de 200 toiles, roulées, arrachées de leur cadre. Le 1er duc de Wellington envoie donc ce joli butin à Londres, le confiant à son propre frère William, Lord Maryborough. C’est ce dernier qui avec l’aide de spécialistes fait dresser le premier catalogue et surtout l’estimation marchande de la trouvaille, aux alentours de 40 000 livres de l’époque, une véritable fortune.
S’il a eu un temps l’intention de restituer cette collection au royaume d’Espagne, le duc, après la fin des guerres napoléoniennes décida l’achat de la maison d’Apsley à son frère Richart Marquis Wellesley. Avec l’aide de son secrétaire et architecte Benjamin Dean Wyatt, il fait ajouter une grande galerie à cette maison en 1829, dans un style qu’il nomme lui même « à la Louis XIV. » Là il peut exposer les fruits de ses conquêtes, rivalisant avec les galeries de peintures des autres aristocrates londoniens. Il acheta également des meubles XVIIIè siècle en France, et commanda de la porcelaine fine à la manufacture de Sèvres, sans oublier de nouvelles peintures, achetées à différentes occasions à partir de 1815. C’est aussi à cette période que le Duc de Wellington commença sa carrière politique. Il devint Premier ministre à la fin des années 1820, mais opposé à l’évolution du parlementarisme britannique, il perdit le pouvoir en 1831, la façade de sa maison fut d’ailleurs victime d’une foule en colère.


Cédric Cabanne

 

Le Fantome de l’Opéra au Théâtre de Sa Majesté

 

Le Fantôme de l’Opéra est l’un des succès d’Andrew Lloyd Weber, sans doute le plus célèbre des compositeurs contemporains britanniques. Adaptée d’un roman de Gaston Leroux, cette comédie musicale est à l’affiche des théâtres du West End sans discontinué depuis 1986. L’histoire est inspirée de faits divers du XIXè siècle et de rumeurs, dont celle de l’existence d’un fantôme, à l’abri dans les recoins oubliés du théâtre. Ce dernier entend choisir les chanteuses qui se produisent sur scène, favorisant la belle Christine. Amoureux de cette soprano, il décide de l’enlever, toujours masqué, il espère qu’elle succombera à ses charmes. Mais loin de se laisser impressionnée, elle lui arrache le masque et découvre avec effroi, les restes d’un visage à moitié dévoré par la feu. Après deux semaines, contrainte de rester à ses côtés, le Fantôme accepte de libérer Christine, à la condition qu’elle lui reste fidèle.
Evidemment, Christine ne peut garder pour elle cette aventure, elle se confie à Raoul, ce dernier lui promet de l’aider à quitter le théâtre en toute sécurité, mais Christine ne veut pas abandonner le Fantôme sans avoir pu chanter pour lui une dernière fois.
Mais le Fantôme a entendu cette conversation, fou de jalousie, il enlève à nouveau Christine, la menaçant de faire exploser le théâtre si elle refuse de l’épouser, Raoul est également fait prisonnier, piégé dans une chambre de tortures. Le Fantôme finit par libérer Raoul, un geste qui lui vaut un baiser de Christine, son premier et unique baiser. Le Fantôme est si troublé qu’il libère aussi Christine et lui ordonne d’épouser celui qu’elle aime, le fameux Raoul.
Mais tout commence par l’envol d’un gigantesque chandelier…

 

Cédric Cabanne