Flash Culturel de vos Conférenciers :
Le Commandant Jean-Marie HOMET et Cédric CABANNE

 

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières

 


Chers Passagers,

Pour ce 27ème numéro, vous retrouverez avec plaisir le style tout à fait reconnaissable de "notre Commandant Poète" Jean-Marie Homet qui vous fera partager des moments forts en culture et en découverte. Sont également au programme de ce flash culturel, des articles de votre fidèle conférencier Cédric Cabanne qui a choisi des thèmes plus éclectiques en racontant la vie sur l'Ile D'Elbe de trois personnalités tout à fait différentes, en faisant découvrir sa passion pour le Cinéma Italien et enfin en nous laissant entrevoir son pêché mignon : la cuisine italienne !

Nous vous souhaitons une très bonne lecture !

 

 

LES PERLES DE LA TYRRHENIENNE
du 4 au 11/05/2020
à bord de Ms Berlin (380 passagers)

Au programme de votre flash culturel :

    • La Tyrrhénienne - Commandant Jean-Marie Homet
    • La Corse - Commandant Jean-Marie Homet
    • La Sicile - Commandant Jean-Marie Homet
    • Capri - Commandant Jean-Marie Homet
    • Hervé Guibert (1955-1991), Jacques Mayol (1927-2001) et Napoléon (1769-1821) à l’Ile d’Elbe - Cédric Cabanne
    • Le cinéma Italien - Cédric Cabanne
    • Recettes Italiennes - Cédric Cabanne

 

Une croisière dans la douceur du Printemps, dans le bleu du ciel et de la mer, une croisière d’île en île, avec le souvenir de Jean Cocteau :

« Tout rêve est né île, tout île est un rêve »

Et nos îles, ce sont : la Sardaigne, la Sicile, Capri, la Corse, Elbe.

Comme l’écrit Matvejevitch « Rien ne révèle mieux le destin de la Méditerranée que ses îles ». Avec elles nous découvrirons non seulement les splendeurs de la nature, mais aussi tout notre héritage humaniste, toutes les racines de notre culture. Après avoir franchi dans les lumières naissantes de l’aube les fameuses bouches de Bonifacio, nous aborderons sur le rivage mythique de la Costa Smeralda pour une escale de préhistoire avec les « tombeaux des géants » ou pour la découverte de belles réalisations de l’architecture contemporaine sur un rivage de rêve.

Avec la Sicile, c’est la grande Grèce qui nous attend, celle des plus beaux temples et des plus beaux théâtres, celle des souvenirs d’Empédocle, d’Eschyle et d’Archimède que nous évoquerons, celle de l’Etna turbulent dans le lointain et celle du passage, toujours merveilleux, du Détroit de Messine. Nous le passerons dans les belles lumières qui précédent le coucher du soleil, nous offrant des vues apaisées sur Charybde et Scylla, faisant ainsi mentir les souvenirs d’Ulysse qui semble faire route avec nous.

Dans la nuit de nouvelle lune, resplendissante d’étoiles, nous pourrons apercevoir les flammes étincelantes du Stromboli. Au petit matin, la baie de Naples et le Vésuve s’offriront à nous, tandis que nous irons mouiller devant Capri. Le Capri des folies d’Auguste et de Tibère, le Capri des grands Romantiques, le Capri des rendez-vous des cinéastes et des artistes.
Attention à ne pas manquer le départ, la Corse nous attend, la Corse du Sud, avec ses splendeurs de la nature si bien préservées, avec ses petits villages et ses petites villes si grandes par leur beauté et leur histoire.

Le soleil se couche derrière les aiguilles de Bavella et déjà l’Empereur nous attend à Portoferraio. Au lever du jour, il ne faut pas manquer la superbe arrivée dans le petit port création des Médicis. Comme l’écrit Jean Giono dans « Les Terrasses de l’île d’Elbe », « On peut tout pardonner à Napoléon, sauf d’avoir quitté les splendeurs de Portoferraio ».
Nous aussi nous serons impardonnables, mais après un très beau circuit dans l’île et dans les magnifiques souvenirs de l’Empereur, il nous faut rejoindre la « Baie des Anges » avec en nous la nostalgie des Îles.

Une superbe croisière, saison idéale, lumière idéale, itinéraire magnifique, même ceux qui sont déjà venus seront enthousiasmés.

Texte Signé par celui que nous avons nommé avec beaucoup de respect "Le Commandant Poète" Jean-Marie Homet.

 

LA TYRRHENIENNE

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières


Une croisière d’île en île, que des îles, mais quelles îles : la Corse, la Sardaigne, la Sicile, Capri, Elbe.

On pense à la leçon inaugurale de Predrag Matvejevitch au Collège de France, au cours de laquelle, il évoque les îles et déclare « Rien ne révèle mieux le destin de l’Europe que ses propres îles ».
On pense au petit poème de J. Cocteau : « Tout rêve est une île, toute île est un rêve ». On pense à cette vieille croyance populaire « Dieu a raté la terre, mais il s’est rattrapé en créant les îles ».
On pense à Irène Diamantis affirmant que le plus beau mot de la langue française est le mot « île », car, dans sa brièveté magique, sa sonorité musicale symbolise à la fois le masculin (il) et le féminin (île). Non seulement le mot est du genre féminin, mais toute île évoque la femme, la mère, la sensualité et l’amour.

Une croisière dans les îles est toujours un moment exceptionnelle, surtout dans celles de la Méditerranée.
Pensons au beau poème de Séféris qui s’applique si bien à la Sicile :

" Ici, l’humanité s’est couverte de lumière et la voie qui mène à l’humanisation de l’homme s’est ouverte.
J’ai joué dans les îles sur la terre foulée par les dieux et les héros.
J’ai entendu les pierres raconter au vent les mythes et légendes.
Mes yeux innocents considéraient comme naturelle, la beauté indicible des statues et des monuments naturel comme le mouvement de la mer et l’odeur des pins."


 

LA CORSE

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières


La Corse, on croit la connaître. Elle est entrée dans notre histoire avec Louis XV et plus encore avec Napoléon. Elle est à la fois proche et lointaine, montagnarde et maritime, rurale et urbaine, traditionnelle et novatrice, mais surtout elle est unique. Ici tous les superlatifs ont un sens.

Elle est « Kalisté », la plus belle. Elle abrite les plus anciennes civilisations, celles de la Préhistoire vieilles de plusieurs milliers d’années. Elle a connu les temps héroïques de Carthage et de Rome et des grandes invasions. Elle a été pisane et génoise, elle a connu la première véritable République avec Pascal Paoli, avant de devenir un trésor de la France, son île aux trésors.

Ici vous allez voir ou revoir les multiples splendeurs de ses paysages que l’on voit ou revoit avec une émotion faite d’émerveillement et d’étonnement médusé. Vous allez découvrir des sites exceptionnels et les témoignages d’une culture et d’un patrimoine qui allient toutes les formes de l’art, de la musique, de l’architecture, de l’art de vivre.

 

LA SICILE

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières


Pirandello, natif de Porto Empédocle, notre première escale dans l’île, Pirandello, ce Sicilien planétaire, comme on l’appelle souvent, l’exprime à merveille dans son ouvrage « Un et cent mille », car tel est le Sicilien, telle est la Sicile.

Elle est unique et pourtant le fruit merveilleux d’une multitude de civilisations qui ont laissé ici leurs chefs-d’œuvre. Après les Sicanes et les Sicules, ce furent les Grecs ; ils y ont construit les plus belles cités, les plus beaux temples, les plus beaux théâtres. Après eux, vinrent les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes au temps le plus brillant de leur civilisation, puis les Normands au temps le plus éblouissant de leur expansion. Puis les Souabes arrivèrent émerveillés par le Sud, après eux ce furent les Angevins, éblouis par tant de splendeurs, puis les Aragonais conquérants et les Espagnols du Siècle d’Or.

Il est vrai que la position géographique de la Sicile est exceptionnelle. Elle est véritablement au cœur de la Méditerranée, à égale distance de l’Orient et de l’Occident. Ses 3 façades maritimes regardent les 3 grandes directions l’Europe au Nord, le Proche Orient à l’Est, l’Afrique au Sud.

La Sicile a enthousiasmé tous les voyageurs, en particulier tous les grands romantiques. Impossible de les citer tous, contentons nous de quelques citations de Goethe, voyageant en Sicile en 1787 :

« On ne peut se faire aucune idée de l’Italie sans la Sicile. C’est ici que se trouve la clé de tout ».

« C’est au centre de cette île que convergent tous les rayons de l’Histoire »

« La Sicile une vraie renaissance, une 2è naissance, car la Sicile est le placenta de la terre. Rien ne peut être si elle n’est pas ».


 

CAPRI

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières


Capri, peu de lieux au monde ont inspiré autant les poètes, les écrivains, les musiciens, les cinéastes. Impossible d’en faire la liste. Contentons nous d’aller à Capri avec Alexandre Dumas. Voilà ce qu’il écrit en 1840 :

« Il n’y a pas de points dans le monde qui offrent autant de souvenirs historique que Capri. Ce n’était qu’une île comme toutes les îles, plus riante peut-être. Voilà tout ; lorsqu’un jour Auguste résolut d’y faire un voyage. Il en fit un lieu de délices. Quand le soir était venu, quand une de ces nuits transparentes et étoilées, comme l’Orient seul en sait faire pour l’amour ,s’était abaissée sur la mer endormie, quand une brise embaumée de parfums s’était levée, alors Capri s’éveillait à tous les plaisirs ».

Et Alexandre Dumas évoque aussi le charme merveilleux de la navigation entre Capri et la Sicile

« Dans cette mer Tyrrhénienne, sous un ciel éclatant, en vue de toutes ces îles, de tous ces promontoires, de tous ces caps aux noms si doux, la traversée est une longue et douce rêverie .J’étais sur les mêmes lieux qu’avaient vus Ulysse et Enée, qu’avaient chantés Homère et Virgile ».

 

Hervé Guibert (1955-1991), Jacques Mayol (1927-2001) et Napoléon (1769-1821) à l’Ile d’Elbe

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières


Hervé Guibert a un point commun avec Napoléon et Jacques Mayol. Etrange préambule, je vous l’accorde. Vous avez sans doute oublié Hervé Guibert, peut-être même Jacques Mayol. Mais tous les trois ont séjourné sur l’île d’Elbe. Pour Napoléon, ce n’était pas par choix, mais une relégation, une mise en résidence surveillée (pas tant que ça) mais il y prit sans doute du plaisir. Le plaisir d’organiser, d’administrer cette petite île qui par sa végétation, ses paysages devaient quand même lui rappeler son île de Corse, toute proche, si proche qu’elle est visible par tout temps. Il fut rejoint par les plus fidèles, amis, proches et quelques rares membres de sa famille. Toutefois, il décida que ce beau rocher ne serait pas sa dernière demeure. A l’inverse des deux autres.

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières Jacques Mayol fut l’un des premiers apnéiste des profondeurs. Ses premiers exploits se déroulent à la fin des années 1970, dans les eaux de l’archipel toscan. Atteignant les 100 m de profondeur, il surprend les scientifiques par sa capacité physiologique à réduire à 20 battements par minute son rythme cardiaque. Jacques a grandi au Japon, il aurait très tôt admiré les Amas, des plongeuses apnéistes japonaises qui pêchent des coquillages. A la fin des années 1960, il entre en compétition avec l’Italien Enzo Maiorca. A 56 ans, en 1983, il descend à 105 m de profondeur. Repoussant les limites du corps humain, ces deux plongeurs vont inspirer le cinéaste Luc Besson, et la sortie du Grand Bleu rend Jacques Mayol très populaire. Mais c’est la solitude, qui au début des années 2000 le pousse au suicide, sur l’ile d’Elbe où il vivait depuis trente ans. Ce sont encore les eaux de l’archipel qui accueillent ses cendres.

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières Quant au sujet central de ces quelques lignes, Hervé Guibert, il fut un photographe talentueux, un journaliste du Monde et un écrivain dont l’œuvre, certes réduite, lui a valu une reconnaissance de son vivant. D’ailleurs ses romans, ses nouvelles n’ont pas encore été oubliés. Cela tient sans doute à un genre qu’il a contribué à créer, l’auto fiction, cela tient peut-être aussi à sa trop brève existence, brisée par l’épidémie du VIH, anéantie par le Sida.
Né à Paris dans une famille de la classe moyenne d’après-guerre, Hervé Guibert passe ses études secondaires à La Rochelle, où il se passionne pour le théâtre. Si ses études ne sont pas des plus brillantes, sa vie sentimentale l’amène à rencontrer Thierry Jouno, directeur du centre socioculturel des sourds à Vincennes et le philosophe Michel Foucault. Mais c’est à un photographe, Hans Georg Berger qu’il doit de découvrir l’île d’Elbe. D’un point de vue artistique, c’est en tant qu’écrivain qu’il est pensionnaire de la Villa Médicis à la Fondation de Rome, entre 1987 et 1989. En 1984, il décroche le César du meilleur scénario, co-écrit avec Patrice Chéreau.
En 1990, Le grand public le découvre avec le 1er volet d’une trilogie, un roman autobiographique, A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, moment où il révèle sa séropositivité. Il reçoit également le Prix Colette pour ce roman. Malgré la maladie qui l’affaiblit rapidement, il continue à travailler, écrire, filmer. Craignant de perdre la vue, il ingère une dose létale de digitaline, un empoisonnement qui a raison de ses dernières forces quelques semaines plus tard. En 2011, la maison européenne de la photographie organise la première rétrospective de l’œuvre photographique de Guibert.
Une stèle, cubique, marque son passage sur l’archipel toscan, et Paris honore également sa mémoire en 2013, en créant la rue Hervé-Guibert, dans le 14eme arrondissement.

 

LE CINEMA ITALIEN


Depuis l’automne 2019, nous avons proposé à nos passagers de profiter davantage encore du MS Berlin et d’allonger un peu plus leur soirée à notre bord. Sur le dernier pont, sous les étoiles, le Berlin Lounge offre un bar mais surtout un cinéma de plein air. Avec l’aide du technicien son du bord et de l’équipe de croisière, tout est installé, préparé pendant le dîner. Une fois la nuit arrivée, que le MS Berlin navigue ou qu’il soit à quai, ce salon en grande partie découvert, doté d’un grand écran est prêt pour la projection de films, sélectionnés pour leur lien avec l’escale ou la croisière dans son ensemble. L’automne dernier, le Ms Berlin a croisé fréquemment dans les eaux italiennes, le cinéma italien est l’un des grands contributeurs, si ce n’est l’un des 1ers du 7ème art.

Des premiers films des opérateurs Lumière enregistrés dans la péninsule en 1896 aux nouvelles affirmations du temps présent, le cinéma italien a connu toutes les vicissitudes de l'Histoire, brillant de tous ses feux dès les années 1910, accompagnant les sombres années du fascisme puis les désastres de la guerre jusqu'à la reconstruction des années exaltantes du néoréalisme, avec Rossellini, De Sica ou Visconti. Il s'est ensuite progressivement épanoui dans un âge d'or marqué par les films de Fellini, Antonioni, Rosi, Petri, Monicelli, Scola, Bertolucci, Bellocchio, Moretti…Il a retrouvé depuis le début des années 2000 un niveau digne de son prestigieux passé. Des talents originaux sont apparus - Benigni, Giordana, Crialese, Garrone, Sorrentino…- qui ont relancé une créativité prête à s'épanouir de nouveau.

Dans les années 1980, la concurrence avec la télévision, celle de Silvio Berlusconi par exemple est trop forte. La fréquentation des salles de cinéma est en chute libre, la production cinématographique italienne est rapidement affectée. Il faut une dizaine d’années pour que les différents acteurs de cette industrie réagissent. Cinema Paradiso est une des réponses, celle du cinéaste Nanni Moretti et de Guiseppe Tornatore. Grand prix du jury de Cannes, Oscar du meilleur film étranger, Cinema Paradiso rafle de nombreux prix. C’est un film nostalgique, un film d’enfance et d’une adolescence heureuse. Un film qui parle de la censure, celle de l’Eglise, mais qui évoque aussi le cinéma mondial.

En passant par les eaux des iles éoliennes, il est impossible d’ignorer Stromboli, un volcan qui nous a donné un superbe spectacle pendant cette croisière mais qui est aussi l’un des films qui a bouleversé le 7eme Art. Il faut bien sur remonter le fil du temps et atteindre 1950. Roberto Rossellini concocte un scénario à la demande d’Ingrid Bergman. Quand le film est projeté sur les écrans, la critique trouve que l’actrice principale est froide et antipathique. Le microcosme du cinéma ne comprend pas ce que le maître du Réalisme peut faire avec une star de Hollywood. Mais quelques voix se font entendre pour soutenir cette alliance, parmi elles, celles du jeune français Eric Rohmer, et de quelques collègues comme Jean Luc Godard, François Truffaut ou Claude Chabrol. Rossellini devient leur dieu, et Stromboli leur film culte. Rossellini ose. Il ose ajouter, mettre dans la narration du film, un film documentaire, sur le massacre du thon, sur les chants des pêcheurs siciliens. Il ose une scène de dix minutes où Ingrid Bergman ère dans les rues du village à la recherche d’un enfant…les génies, c’est comme les cons, ça ose tout!

 

MENU ITALIEN


Pas une recette, mais un menu italien. Si vous êtes un adepte du régime protéiné, bannissant les sucres, détournez le regard, ces pages ne sont pas pour vous…

Voici une recette de cette merveille blottie au fond du golfe de l’Adriatique : Venise. Un dédale de ruelles sans fin où l'on aime se perdre ; une infinité de ponts, le silence et le calme de la nuit vénitienne, qui contraste avec les mouvements de foule incessants de la journée ; des quais où se succèdent bars animés, trattorias, magasins de touristes et vendeurs à la sauvette.
Venise change, trop inondée, par les Aqua alta, par les touristes, elle perd peu à peu son âme, son identité, mais il reste encore une tradition, celle des Ciccheti.
Une bouchée, ou deux maximum, les tapas de Venise, pour faire simple, une petite tranche de pain sur laquelle est déposée les aliments les plus simples comme les plus élaborés. Un must de l’apéritivo, celui que l’on prend en milieu de journée ou en fin d’après midi. A l’occasion demandez moi les adresses…

En attendant, voilà de quoi faire des bruschettes…

Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières Bruschettes aux légumes

Du bon pain, en tranche de 1 cm, à griller puis on gratte un peu d'ail frais, sel et huile d'olive

Ingrédients pour 2, doubler pour un apéritif convivial :
1/2 bulbe de fenouil, à couper en petits morceaux de 2,5 cm
1/2 poivron jaune, à couper en petits morceaux de 2,5 cm
1 poivron rouge, à couper en petits morceaux de 2,5 cm
1/2 courgette ( si moyenne, sinon entière) enlever les graines si trop grosses
1 cuillière à café d'origan sec
Une poignée de menthe fraiche
Jus d'un 1/2 citron
Vinaigre blanc aux herbes ( si vous avez sinon nature)

Préchauffez le four à 7 ou 220°c
Coupez le fenouil, les poivrons et la courgette. Saupoudrez les légumes d'origan, de la menthe hachée et d'huile d’olive. Ajoutez poivre et sel.
Puis placez le tout au four préchauffez, pour 1/2 h jusqu'a que cela soit doré.
Retirez du four et laissez refroidir. Puis utilisez un robot culinaire pour réduire les légumes en pâte a tartiner. Assaisonner, ajouter un peu d'huile, de citron et de vinaigre d’herbe. A étaler sur les bruschettes.
Dégustez tiède ou froid.

Les lasagnes au four

Un peu banal, sauf que ce n’est pas de la viande hachée à la tomate, mais ce ragoût est une réduction cuite au four pendant 4 heures. Tous les goûts sont intensifiés! Ajoutez à cela, l’onctuosité de cette béchamel enrichie à la mozzarella…un vrai régal.

Ingrédients, un plat familial, ou entre amis…
Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières 450 g de pâte de lasagne, vertes ou nature
400 g de mozzarelle en cubes
100 g de parmesan

Pour le ragoût :
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 gros oignon, épluché et finement haché
200 g de lardons
350 g de chair hachée de porc
350 g de chair haché de bœuf
175 g de foie de volaille
630 g de tomate en boite (soit 1,5 boite)
6 cuillères à soupe de purée de tomate concentrée
175 ml de vin rouge
1/4 de noix de muscade
15 g de basilic
Sel et poivre

Pour la sauce :
175 ml de crème épaisse
1,5 l de lait
175 g de beurre
110 g de farine
1/4 de noix de muscade
Sel et poivre

Matériel :
Une casserole de 2,6l, un plat à gratin (25,5 cm X 30 cm et 7,5 de profondeur).
Préchauffer le four, gaz 1 140°C

Il faut faire d’abord le ragoût :
Faire chauffer l’huile dans une poêle, y jeter les oignons et les faire revenir pendant 10 minutes.
Pendant ce temps, il faut préparer les lardons et les hâcher le plus petit possible.
Quand les oignons sont prêts, ajoutez les lardons, l’ail et faire revenir pendant 5 minutes. Verser cette préparation dans la casserole.
Dans la poêle, à présent vide, ajouter une cuillère à soupe d’huile, et faire revenir la viande hachée de bœuf jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée. Ajouter le bœuf à la casserole.
Même processus pour la viande hachée de porc. Lorsque la viande est bien revenue, ajouter le porc à la casserole.
Pendant ce temps, nettoyer les foies de volaille (retirer les nerfs, peau et autres déchets, aux ciseaux c’est plus facile). Hacher ces foies et les faire sauter dans la poêle avec une cuillère d’huile d’olive.
Ajouter les foies à la casserole lorsqu’ils sont bien revenus.
Placer la casserole sur le feu, bien remuer tout ce qui vient d’être placé, puis ajouter les tomates en boites, le concentré de tomate, le vin rouge, sel, poivre et 1/4 de noix de muscade.
Amener l’ensemble à une petite ébullition, pendant ce temps ajouter la moitié des feuilles de basilic, grossièrement coupées. Fermer la casserole avec le couvercle et placer là au milieu du four, (à 140 °C) pendant 4h. Vérifier au bout de 3h, remuer l’ensemble, mais l’idée est d’obtenir une sauce très réduite et épaisse, avec très peu de liquide. Une fois la consistance atteinte, retirer la casserole du four, ajouter sel et poivre, et le reste des feuilles de basilic. Laisser refroidir. Ce ragoût peut être fait la veille, l’avant-veille sans problème.

Préparation de la crème :
Placer le lait, le beurre, farine, avec sel et poivre dans une grande casserole.
Mettre sous un feu doux, et fouetter régulièrement jusqu’à l’apparition des première bulles d’ébullition, puis réduire au feu minimum, cuire pendant alors 10 minutes.
Passer cette sauce à travers un chinois, vérifier l’assaisonnement et ajouter 1/4 de noix de muscade.
Maintenant, mettre 1/4 du ragoût dans le fond du plat à gratin.
Couvrir avec 1/5 de la sauce, puis 1/4 de la mozzarella en cube, et ajouter les plaques de pâtes à lasagne (jusqu’à 6, mais cela dépend de leur taille).
Répéter ce processus 3 autres fois. (donc 4 niveaux de pâtes).
Sur le dernier étage, verser le reste de la crème. Ajouter le parmesan râpé.
On peut faire cela en avance, et placer à désir le plat au four.
A cuire dans un four préchauffé, en haut du four, pendant 45 à 50 minutes, thermostat gaz 4 ou 180 °C, retirer quand les lasagnes sont bien gratinées.



Zabaglione Torta

Pour ce voyage entre terres et mer italiennes, je vous propose un dessert qui rappellera aux méridionaux la tropézienne, mais la crème parfumée au marsala donne à ce moelleux gâteau un formidable parfum d’amande. C’est toute la Sicile en quelques bouchées. Préparation pour 8 parts.

Pour la génoise :
Flash Culturel n°27 - Plein Cap Croisières 110 g de farine à gâteau (levure incorporée)
½ cc de levure chimique
2 gros oeufs à température ambiante
110 g de beurre amolli, un peu plus pour couvrir le moule
110 g de sucre roux
¼ de cc d’extrait de vanille
Un peu de sucre glace, pour la décoration.

Pour la crème
3 gros jaunes d’oeufs
75 g de sucre roux
40 g de farine standard
250 ml de Marsala (sec si possible)
340 ml de crème liquide

Un moule de 20 cm de diamètre et profondeur de 4 cm
Du papier sulfurisé, pour la base du moule.

En 1er, il faut faire le sabayon. Avec un fouet électrique, battez les jaunes d’oeufs pendant 1 minute, ajoutez le sucre et attendez que cet assemblage atteigne une consistance épaisse et une couleur jaune pâle, pendant 3 minutes.
Puis ajoutez la farine, cuillère après cuillère, tout en battant.
Faites de même avec le marsala.
Transférez l’assemblage dans une casserole à fond épais, puis remuez sans arrêt pendant 5 minutes, juste avant l’ébullition. (si par hasard, des grumeaux apparaissent, versez la préparation dans un bol et battez-la préparation)
Une fois prête, versez la préparation dans un bol, pour la laisser refroidir, de temps en temps, avec une fourchette, remuez la pour éviter la formation d’une peau, mettez un film et placez la préparation au réfrigérateur pour au moins 2 heures.
Faites préchauffez le four à 170 ° C
Pour faire la génoise, faites passer la farine à travers un tamis avec la levure dans le grand bol du batteur, puis ajoutez tous les ingrédients de la génoise tout en remuant la préparation, pendant une minute, jusqu’à ce que la consistance retienne une cuillère (en tapant sur la paroi, la cuillère devrait tomber). Si la préparation est trop ferme, ajoutez un peu d’eau pour l’assouplir.
Placez cette préparation dans le moule dans lequel vous aurez préalablement installé un disque de papier sulfurisé sur le fond et graissé le pourtour.
Egalisez la préparation et placez la au centre du four pour 30 -35 minutes, ne pas ouvrir la porte avant 30 minutes. Pour voir si la génoise est prête, appuyez légèrement sur le centre de la pâte, elle doit être souple et revenir à sa position.
Retirez la du four, laissez 5 minutes avant de la retourner sur une grille.
Puis délicatement, retirez le papier, attention elle est fragile tant qu’elle n’est pas complètement froide.
Pour achever la Torta, il faut couper en deux dans l’épaisseur la génoise refroidie avec un long couteau en s’aidant du rebord du plat dans lequel la génoise est installée.
Il faut ensuite battre la crème liquide en chantilly, très ferme, puis ajouter très doucement la préparation au marsala réfrigérée (en la cassant au préalable avec 2 cs de crème battue). Une fois l’ensemble bien mélangé, mettez de coté 2 à 3 CS de crème, et étalez le reste de la préparation sur la 1ère moitié de génoise, placez la seconde moitié.
Enlèvez toute les miettes autour de la tarte, puis, avec une longue spatule, il reste à remplir de crème le pourtour de la torta.
A placer au réfrigérateur si elle n’est pas consommée immédiatement, la couvrir.
Avant d’être servie, pour la décoration, il reste à saupoudrer le dessus de la torta avec du sucre glace.

Bon Appétit !