Flash Culturel de votre Conférencier :
Le Commandant Jean-Marie HOMET

 


Pour ce 14ème flash culturel, l'irremplaçable Commandant Jean-Marie HOMET a choisi de vous parler d'une île très chère au cœur de tous les marins :
L'ISLANDE avec une immersion totale à la découverte d'une nature unique et sauvage, à travers des paysages volcaniques et glaciaires époustouflants !
Quatre conférenciers de grand talent vous accompagneront durant cette "Croisière Découverte" qui vous conduira jusqu'aux sites majeurs islandais du 30 Juin au 8 juillet 2015 à bord du Ms Berlin :
Oskana GARIN, Cédric CABANNE, Christian FURIA et le spécialiste des Volcans, le docteur en Sciences physiques Pierre KOLHER !

Comme les Vikings, héros des sagas islandaises, nous embarquons à Bergen. Nous allons, accompagnés du vol majestueux des grands oiseaux de mer, cap au Nord-Ouest en direction du soleil du soir, soleil qui se couche à peine car nous sommes à quelques jours du Solstice d’été et le Cercle Polaire n’est pas loin. La nuit est hésitante, elle ne vient pas réellement. Déjà dans la douce lumière du matin d’été, apparaissent chaque jour les îles étapes de ce merveilleux périple vers la terre d’Islande, étonnant témoin des origines du monde, paradis de la nature avec une flore et une faune rares mais exceptionnelles. Les épopées contées par Snorri Sturlusson, dès le XIIè siècle, nous accompagnent, nous avons l’impression de naviguer avec les Harald chevelus, les Hakon agiles, les Erik à la dent dure. Le 3è jour après des escales mythiques dans les îles du dieu Thor, accompagné de ses poneys et de ses moutons aux pelages d’une étonnante abondance, nous abordons l’Islande, cette grande île de glace et de feu. Nous sommes au beau milieu de l’Atlantique, à l’entrée des entrailles de la terre, à la rupture des 2 immenses plaques Europe et Amérique.
Un moment unique à vivre dans le silence impressionnant de ces espaces qui semblent naître sous nos yeux.

 

 

Islande, Terre de Feu et de Glace

 


Flash Culturel n°14 - Plein Cap CroisièresJules Verne, le Commandant Charcot, Pierre Loti sont au rendez-vous. L’île est une terre d’exception. Elle vit sa propre création. Elle naît sous nos yeux de la dérive des continents, de la rupture des fameuses plaques qui constituent l’écorce terrestre. C’est d’ailleurs ici que Wegener a eu la confirmation de l’exactitude de sa théorie. De ce phénomène résulte la présence ici des plus beaux et des plus actifs volcans du monde Atlantique. Mais ce dynamisme de la surface de la terre ne se limite pas à la présence de cratères gigantesques, à des éruptions magnifiques, à des coulées de laves, à des panaches de feu et de fumées, il entraîne tout un ensemble d’effets secondaires, tels que de magnifiques geysers, des fumerolles, des solfatares, des sources chaudes et bénéfiques, des bassins géothermaux, des bains thérapeutiques. Une anthologie merveilleuse de tous les effets du volcanisme. L’été est doux, le Gulf Stream contourne l’île, alors les glaciers fondent en partie et des cascades gigantesques illuminent le paysage, on les appelle souvent la « Chute des dieux ». Les champs de lave deviennent petit à petit de douces prairies d’herbes tendres. On se croirait au premier matin du monde avant la venue du premier homme.

Commandant Jean-Marie HOMET

 

L'Islande du Ciel et de la Mer

 

Flash Culturel n°14 - Plein Cap Croisières Ici le ciel et la mer sont d’une étonnante richesse. Les baleines semblent s’y donner rendez-vous : baleines blanches ou bleues, à bosse ou sans bosse, franches ou trompeuses, elles sont là, parfois avec leurs petits, protégées par la Commission baleinière internationale. Elles viennent chanter et danser pour le plaisir de ceux qui comme nous, découvrent l’Islande par mer sur un bateau pas trop rapide. Dans les fjords, les anses, les baies, dans la quiétude des villages de pêcheurs, débarquent des bateaux les morues, les harengs, les flétans de la « marée ». Ceux qui ne nous quittent pas ce sont les grands et beaux oiseaux du littoral. Ceux qui viennent nicher sur le rivage comme les eiders pour nous offrir leur merveilleux duvet, mais aussi les élégants macareux, les guillemots, les sternes toujours sur la défensive, les cormorans, les puffins. Parfois quelques petits pingouins s’attardent en compagnie de vieux phoques. Sur terre ce sont les fameux chevaux islandais avec leur robe de couleurs variées qui attirent le plus de regard. Chaque escale est une rencontre exceptionnelle avec la nature, une nature intacte, une nature des origines. Elle est pauvre en arbres, en forêts, mais riche de la richesse des premiers jours de la création.

Commandant Jean-Marie HOMET

 

Rencontres Islandaises

 

Ici les habitants sont peu nombreux, à peine 3 au kilomètre carré. C’est de beaucoup la plus faible densité en Europe. Les villes, à part Reykjavik, sont des villages. La campagne possède encore de très jolies petites maisons traditionnelles, couvertes de végétation. L’habitat est souvent dispersé, les gens ne craignent rien, les homicides n’existent pas, le taux d’agression est le plus bas du monde, tandis que l’indice de développement humain est le plus élevé au monde et que l’espérance de vie atteint des sommets. Le sens de l’hospitalité est naturel, celui de la fête se manifeste en musique. La poésie et la littérature font partie du patrimoine collectif. Un écrivain islandais Laxness a eu le prix Nobel en 1955. Un proverbe islandais dit d’ailleurs : « Celui qui n’a pas de livre est aveugle ». On n’oublie jamais l’Islande, un voyage extraordinaire pour les grands et les petits.

Commandant Jean-Marie HOMET

 

La Littérature Islandaise

 

Flash Culturel n°14 - Plein Cap Croisières Ingolfur Amarson, chef Viking, plein d’audace et navigateur averti, découvrit l’Islande en 874. Il y débarqua avec ses marins. L’île était déserte, sans aucun habitant, mais elle lui sembla merveilleuse. Il construisit une première ferme à l’emplacement de ce qui allait devenir Reykjavik. Avec quelques compagnons, il retourna en Norvège pour aller chercher les femmes et les enfants et ils parlèrent avec tant d’éloquence de cette île lointaine que plusieurs familles vikings partirent avec eux pour cette terre étonnante du milieu de l’Océan où semblaient se rassembler les poissons et les baleines. Parmi ces migrants se trouvaient quelques poètes qui dans les fameuses Sagas évoquèrent la vie des premiers colons, leurs origines, leurs lieux d’établissement, leurs descendants, ainsi que leurs activités et la surprenante législation égalitaire adoptée dans l’île. Tous les habitants constituaient le Parlement, appelé l’Althing. Chacun pouvait s’y exprimer et y faire des propositions. C’est également ce Parlement qui jugeait de tous les crimes et délits commis dans l’île. La peine de mort était interdite, la condamnation la plus importante était l’obligation de quitter l’île. On pense que cet exil des délinquants favorisa le départ de quelques vikings qui ainsi découvrirent le Groenland et Terre Neuve. Les Sagas racontent toutes ces épopées sous forme de chroniques familiales. A côté de ces œuvres populaires, récits plus ou moins authentiques des luttes et des exploits de ces premiers colons, les écrivains Islandais rédigèrent les fameuses Eddas, poésies héroïques et mythiques qui sous forme de dialogues et de bouffonneries mettent en scène les divinités nordiques. Ces deux formes littéraires perdurèrent pendant des siècles et encore de nos jours un écrivain comme Halldor Laxness (1902- 1998), prix Nobel de littérature en 1955, chante dans la plupart de ses livres la vie quotidienne des Islandais contemporains.

Commandant Jean-Marie HOMET

 

Nos Amis les Baleines

 

Flash Culturel n°14 - Plein Cap Croisières Cernés par le Gulf Stream, apportant le phytoplancton, le zooplancton, le krill et toute sorte d’éléments nutritifs, les rivages de l’Islande sont d’une étonnante richesse en mammifères marins. Les baleines de toutes espèces semblent s’y donner rendez-vous. Elles sont ici à l’origine d’une multitude d’histoires et de légendes, ainsi que de grandes fortunes. En effet dans la baleine l’homme récupère tout : la chair, l’huile, la graisse, les fanons, la peau. Aussi ont-elles été chassées abusivement pendant des siècles pour leurs ressources alimentaires et énergétiques. A partir du XIXè siècle, avec l’invention du canon à harpons, les cétacés ont été véritablement décimés. A partir de 1946, la Commission baleinière internationale a fixé des quotas de chasse et ainsi permis la sauvegarde des espèces. Les Islandais se sont lancés alors dans des programmes de recherches portant sur l’intelligence, le mode de vie, le langage, le chant, la danse de ces merveilleux mammifères. Aujourd’hui, plutôt que de chasser les baleines, ils préfèrent organiser des safaris d’observation et ainsi permettre de les rencontrer dans la douce lumière de l’été et d’assister à leurs ébats et à leurs jeux.

 

Commandant Jean-Marie HOMET

 

A la Rencontre des Geysers

 

Flash Culturel n°14 - Plein Cap Croisières Aucune terre au monde, à l’exception du parc de Yellowstone aux Etats Unis n’offre un si grand nombre de geysers doués d’une telle force. Le mot geyser est d’ailleurs un mot islandais signifiant « qui jaillit ». Certaines parties du sous-sol de l’île sont composées d’un magma très chaud, accumulé dans ce que l’on appelle des « chambres magmatiques ». A leur contact, les eaux d’infiltration se transforment en vapeur. Celle-ci est maintenue sous pression par le poids de l’eau contenue dans les cheminées menant à la surface. Lorsque toute l’eau atteint la température d’ébullition, l’explosion de la vapeur se déclenche projetant en l’air à plusieurs dizaines de mètres, une magnifique colonne de vapeur qui s’élève vers le ciel et retombe sous forme de pluie, comme un magnifique jet d’eau aux très fines gouttelettes brillantes et lumineuses. Une fois retombée, l’eau reflue dans le réseau des cheminées souterraines et le processus se renouvelle quelques minutes plus tard. Le spectacle est grandiose, surprenant par sa force et sa régularité.

 

Commandant Jean-Marie HOMET

 

 

Les Chevaux Islandais

 

Flash Culturel n°14 - Plein Cap Croisières Lorsque les Vikings sont arrivés dans l’île au IXè siècle, il n’y avait alors que des ours polaires et des renards arctiques. Les hommes ont apporté des rennes qui vivent aujourd’hui à l’état sauvage sur les hauts plateaux à l’intérieur de l’île et des chevaux ainsi que quelques poneys embarqués au passage dans les Shetlands et aux Féroé. Après un siècle de croisement entre ces deux espèces tout croisement fut interdit et il en résulta une espèce unique, intermédiaire entre le cheval et le poney. Depuis 1000 ans s’est développée ainsi une race absolument pure, sans aucun mélange. C’est ainsi que s’est constitué le fameux cheval Islandais, communément appelé « L’Islandais ». Il n’est pas grand, mais il a des qualités exceptionnelles. Tout d’abord, il est beau avec une robe de couleurs très variées : noir, pie-noir, alezan, gris, blanc, etc. Il a une grosse tête, avec de petites oreilles, de grands yeux très intelligents et une magnifique crinière d’une grande abondance. A la suite d’une sélection naturelle très rigoureuse en raison de conditions climatiques exceptionnelles, « L’Islandais » est d’une grande robustesse et il peut se nourrir de lichen, d’algues et même de poissons. Il est confiant, amical, généreux, doux, affectueux, il ne s’emballe jamais, mais il est très indépendant. Il connait 5 allures : le pas, le trot, le galop, mais aussi l’amble comme le dromadaire et le Tölt, une allure qu’il est le seul à posséder et qui consiste à ne poser qu’un seul pied à la fois sur le sol. On comprend la place exceptionnelle qu’il occupe dans les Sagas et les Eddas et qu’autrefois les cavaliers aient voulu être enterrés avec leur monture.
Depuis quelques décennies, en raison d’une forte demande, l’exportation de L’Islandais est autorisée, mais aucun cheval ayant quitté l’île ne peut y revenir et aucun autre cheval de quelque race qu’il soit ne peut être importé en Islande. L’Islandais est la fierté des habitants de l’île qui refusent absolument tout croisement. On les comprend tant l’animal est beau et attachant.

 

Commandant Jean-Marie HOMET